Tr lineitit ìì. PROVINCES ILLYRIENNES. N. / / TELEGRAPHE OFFICIEL. Trieste, samedi 13 avril 1811. ANGLETERRE. Londres, u mars. Le bureau de commerce a communique' aux négocians les conditions précises auxquelles il sera accordé des licences pour le commerce de la Baltique. N'ayant jusqu'ici dit que peu de chose à ce sujet, nous allons entrer dans de plus longs détails. Les importations de la Baltique continueront jusqu'au «er. janvier 1812, et ne devront être faites que par des bâtimens venant des ports situés à l'est de l'Oder, sur la côte sud de la Baltique, à condition toutefois qu'il sera spécifié dans la icence le nom du navire, le pays auquel il appartient , Je tonnage, le nom du capitaine , et le port d'on il est parti. Les importations des ports suédois dans la Baltique , à l'est de la baie de Hano , ne pourront être faites que du port d'ïstadt. Les importations des ports , à l'est de l'Oder, sortt permises aux mêmes conditions que celles de la Baltique, excepté que les bâtimens seront tenus de porter en échange des produits de la Grande-Bretagne. Les importations des ports de Suède , de Norwége et du Danemarck , qui sont hors de la Baltique , sont permises aux mêmes conditions qu'auparavant. Il est arrivé, dans la matinée du 11 , une malle d'Hé-Kgoland; voici une des lettres qu'elle a apportées: H ligoland, 13 mars. " Quoique le vent ait été très favorable dans ces derniers tems , il 41e nous est rien arrivé du continenti ce qui fait supposer qu'on met rigoureusement à exécution les décrets qui défendent toute communication avec cette île. Le bruit qui s'étoir d jâ répandu d'un projet d'attaque contre notre île , s'est renouvelé depuis quelques jours. Les Français ont encore dans la Jade vingt-cinq bâtimens armés, dont douze bricks de la grandeur de nos sloops de guerre , et l'on en attend davantage du port d'Anvers dans les ri viéres voisines , leur navigation par l'intérieur étant très-sûre. P. S. y à deux heures après midi. — Nous venons. des recevoir à l'instant la nouvelle positive que des chaioupes et des bricks armés français (au nombre de seprj ont gagne l'Elbe, et sont actuellement en station à Cuxhaven ; de sorte que nous ne recevons actuellement que peu ou point de nouvelles de ce canton. au sud de la rivière de Saint-Fierre. Une attaque bien dirigée ayant été faite sur les derrières de la ligne ennemie , auprès de Saint-Pierre , par l'avant-garde espagnole , sous le général Lardizabal, et ayant ouvert la communication avec l'ile de Léon , le lieutenant-géneral Graham fut chargé par le général espagnol, commandant eu chef, de se porter de Barrosa sur Torre de Bermesa. Il reçut avis, dans cette masche , que l'ennemi paroissoit dans la plaine et se portoit sur les hauteurs de Barrosa. Dans cette position , une action acharnée a eu lieu , et l'ennemi a été complètement repoussé avec la perte de six pièces de canon (2). Le général de division Ruffin a été blessé et pris. Le chef de l'état-major-général Bellegardé (3), un aide-de-camp du maréchal Victor et un colonel, ont été tués; neuf capitaines, et enviion quatre cent vingt soldats ont été faits prisonniers (4). Les troupes anglaises ont perdu 7 officiers et environ 190 soldats tués; 5 lieutenans colonels, un major , 14 capitaines , 36 lieutenans et enseignes, et environ 9^0 soldats blessés. Il paroît que l'ennemi avoit environ 8000 (s) hommes dans l'action, et que les troupes anglaises, avec les Espagnols qui leur étoient attachés» étoient fortes de 5000 hommes (6). Le général Graham, avec les troupes sous ses ordres , a traversé la rivière de Saint-Pierre , et est rentré dans l'île de Léon. (7). J'ai l'honneur , etc. LiVERPOOL. Télégraphe de Plymouth. " Massena s'est retiré de San tarem. Lord Wellington s'est mis à sa poursuite le s mars. Le Garnet vient d'arriver. „ Du 25 mars , Dowing-Streer, Je 24 mats, à minuit. Milord, le capitaine Hope, aide de-camp du lieutenant général Graham , vient d'arriver avec la nouvelle de la glorieuse issue d'une action qui a eu lieu le 5 du courant t entre la division sous ses ordres -et l'armée du maréchal Victor, composée des deux divisions Rutin et Levai (1). La division du général Graham a marché le 25 de Tarifa. Le s , après une marche de nuit de seize heures, elle est arrivée sur les hauteurs de Barrose, à environ quatre milles (1) 11 n'y avoit qu'une brigade de chaque division, forte chacune de moins de 2500 hommes. Quatre bataillons étoient détachés pour renforcer la garnison de Medina-Sidonia* (2) Vous voulez dire deux pièces de canon et quatre cais sons, et vous ne dites pas que vous avez perdu quatre pièces de canon et trois drapeaux. (5) H n'y a pas de général de ce nom. Le chef de l'état major-général s'appelle Sémelé. (4) Vous avez pris a a plus 150 hommes blessés, et vous en avez perdu 7»o. (s) C'est'à-dire moins de 5000 hommes. (6). Il y avoit 7000 Anglais, i ou 9000 Espagnols et 1000 Portugais; ce qui fait 16 ou 17,000 hommes. (7) Général Graham , vous vous êtes embarqué à Cadix le 2s fevrier et vous avez débarqué le 28 à Algésiras, avec ^ 7otre division et les Espagnols; faites nous donc connoître pourquoi vous avez entrepris cette promenade militaire , et ait de si grandes dépenses. Vous pouviez tourner les lignes du duc de Bellune ; l'avez vous fait ? Vous vouliez surprendre Chiclana : l'avez-vous fait ? Si vous avez tout mis à feu et à sang, Il s TURQUIE. v Trawnik , 2 S fevrier tìn taU de f ff * les Anglais ont renouvelé la demande de faire entrer une de leurs escadres dans la MervNoire , s.ju.s prétexte de combattre les'Russes dans la cause des Turcs. Le caïmacan du grand visir a répondu que les lurcs tenoient encore une clé,, et qu'ils ne sen dessaisiroient paj. Alors' l'euvòyé anglais a reproché au divan de n'êtrç point un ami sincère de l'A»* pletene. 11 a même ajoute à ce reproche des menaces pleines, de hauteur. Mais le ministre o roman, sans s'étonner de cette arrogance, a tenu ferme, et a déclaré , comme tu il y a quatre ans IbrahimHalimi-facha , que la Porte persistoit dans son refus , et qu'elle s'exposerait à toutes sortes d'ex trémités plutôt que de permettre aux forces britanniques de dominer dans la Mer-Noire. Il a ajouté qu'elle saurait bien s'y de fendre seule contre le. Russes et que 1 Empire ottoman ne se croyait point encore assez en danger pour avoir recours à une assistance qui i^roit un jour tourner contre lui-même. * Fr RUSSIE. St. Fetèrsbourg , i» mari. Les denrées coloniales sont ici au plus bas prix. La vents des cargaisons de Teneriffç confisquées par notre gouvernement, se fait sans interruption. — Parmi les individus dteedes en iSo?, dans l'empire russe, on en compte 1307 de 95 à 109 ans, î 7.7 de 100 a loj ans, 85 de 10,5 à 110 ans, 16 de no à 115 ans, 13 de 115 à no ans, 8 de no à us ans» i de 125 à 130 ans , i de 130 à i is. ans, 1 de 135 à 140 ans, * de 14 s à iso ans, et enfin ' de 15 î à ans. (Gaz. de Hambourg j P R U S S E. Berlin t 24 mars. Les restes du prince Louis Ferdinand de Prusse , tué à la bataille de Saalfeld, neveu de Frédéric le grand, qui avoient été transportés il y a peu de jourjs au chateau de belle vue, situé dans notre ménagerie, ont été inhumés avec beaucoup de pomps le 21 de ce mois à io. heures, du soir dans les souterrains de la chapelle royale. (Gaz. de Vienne.) SUEDE. Sttaltund »12 mars. En vertu d'une ordonnance royale du «8 fevrier, il a paru ici le % mars une proclamation qui fixe l'époque à laquelle les habitans de la Poméranie et "de 1 isle de Rugen doivent prêter le serment de fidélité à S. A. R. le prince héréditaire, fils adoptif de S. M. On s'acquit- à sang,, pourqui vous-ères-voua arrêté en si beau chemin ? Ce n'est pas à l'île de Léon » c'est à Chiclana , que vous aperceviez du champ de bataille et qui est à très peu de distance , que vous deviez coucher le 5; vous auriez pris ioo pièces de canon, éo chaloupes canonnières, des équipages et des magasins immenses, des hôpitaux, etc. etc. C'étoit votre mission: l'avez- vous remplie > Vous avez été battu, vous avez perdu la moitié de votre monde et avez failli être pris. Eroit ce donc pour rentrer à Cadix que vous en étiez sorti dix jours auparavant ? .N'eût-il pas mieux valu pour vous y rester? vous auriez sous vos ordres 4000 hommes de plus, Anglais ou Espagnols. (Moniteur) t era de ce devoir dans les différens cercles, du 17 mars au 6 avril. Op s'occupe maintejnant danska Poméranie suédoise de l'organisation des levées en masse pour ia défense des côtes , dans le cas ou les anglois voudroient tenter une attaque ou une descente sur nos côtes. ( Gaz. de Francfort ) AUTRICHE. Vienne , 1 avril. S. M. I. et les princes ses frères ont honoré plusieurs fois de leur présence les essais que M. le baron Jacquin a faits pour la fabrication d i sucre d'érable , sur les arbres de cette espece qui se trouvent dans le Trater. Il y a daus toute la province d'Autriche 250,000 érables de 25 à 30 ans; En comptant seulement deux livres de sucre par arbre, ils en fourniraient 5000 quintaux ; ce qtii suffît pour en approvisionner l'Autriche entière , Vi enne exceptée. A Gratz , on a réussi à retirer atfssi du Sucre des tiges de maïs. On lavoir déjà fait antérieurement , mais en sacrifiant le g'ain, puisqu'on coupoit les tiges avant sa maturi t ■ Le procédé nouvellement découvert n'a pas cet i nconvénient; nòn seulement on attend que ie-maïs soit récolté, mais les tiges dont on a extrait le sirop peuvent encoie fournir un très-bon engrais On a retiré ainsi à Gratz du maïs une moscouade qui n'est pas inférieure à celle des colonies. (iourn d'Augii.) H 0 N G R I E. terneswar , 11. mars. D'après des lettres de Eucharest, la maladie du général en chef, comte Kamenski, a pris une tournure très inquiétante. Les médecins ont déclaré que c'étoit une fièvre nerveuse , et paroissent avoir peu d'espoir de le guérir. On a envoyé , par un courrier, au générai Essen', qui commande à Rudschuck, l'ordre de se rendre en toute diligence à Bucharest : on croit que , dans le cas où le comte Kamenski viendrait à mourir, il prendrait le commandement de l'armée. On craint que son arrivée ne soit retardée par la débâcle du Danube , qui rend imposs ible pour le moment le passage de ce fleuve. Les opérations militaires que devoit commencer le prince Eugène de Wurtemberg , seront différées par la même raison. S. A. est retournée àEucharest le 23 fevrier. Du 13 —» Nous recevons à l'instant 'la nouvelle que le général en chef, comte Kamenski, étoit à toute extrémité e 23 fevrier. Du 18 mars. Le général Essen, est enfin arrivé à Bu-charest, peur prandre provisoirement le commandement en chef- (Gaz. de Presbourg.) S U I S s E. Baie, 20, mars. La construction du Pont d'Huningue qui avoit été projettee il y a quelque tems , doit être differée en vertu d'un ordre suprême. (Cour. Milanais.) saxe. Dresde, 14 mars. Mr. Frege, consul de S. M. le Roi de Saxe à Hambourg , est mort ici hier subitement à l'ace de ans* (Gaz. d'Hambourg.) GRAND-DUCHE DE VARSOVIE. Varsovie, 9 mars. Une ordonnance de S. M., du 16 janvier dernier, regie les droits à acquitter pour le fer brut tx le fer travaillé qui sera importé des états autrîehîens dans le Grand-Duché. ils ieront les mêmes que ceux que payent les sujets du Grand-Duché aux barrieres autrichiennes pour l'introduction du fer de nos mines en Autriche. Le fer du pays, soit brut, soit travaillé, ne payera aucun droit en sortant. Le fer brut et en barres ne ser^ également soumis à aucun droit à l'importation ; est ensuite exporté, il payera 5 florins par quintal. Toute espece de fer du pays, soit brut, soi «. travaillé, devra porter l'empreinte de la fabrique d'où il sort. (Gaz. d Hambourg.) W E S T P H A L I E. Cassel, le 27 min. S. :>i. , voulant signaler par des actes de clémence, l'epoque de la naissance de l'héritier de l'Fmpereur, son auguste frere, et désirant que cet événement s i important pour sa dynastie , pour les pays amis et alliés de la France, et pour l'Europe entière, devienne un sujet de joie et de bonheur, même pout les classes les plus mai-heureuses, de ses sujets, a accordi des lettres de grâce à quarante-deux militaires condamnes. (Gaz., de Francfort.) BAVIERE. tdugsbourg, i avril. Aucune marchandise coloniale ne pouvant erre introduite dans le royaume qu après que celles qui s'y trouvent déjà , et qui ont été soumises au tarif, seront eutierement consommées, ce qui nous reste encore décès denrées éprouve maintenant une hausse considérable. Cent livres de cafe ordinaire, poids de Baviere, coûtent de 1 90 à too florins ; le sucre de moyenne qualité 210 flo-ins. {Gaz. d Augtbourg.) GRAN-DUCHE DU FRANCEORT. Francfort > 25» mars. Le courrier qui devoir apporter à la commission imperiale la reponse d'eisive par rapport à l'impôt à payer par le commerce de eette ville, vient d'arriver. 8. M. a jtaic a es dernier uae remise de 500,aoo fr. R or AU AI E D' ITALIE. Milan 5 avril. Les différents corps formant la Garde royale oat ete rassemblés hier à un superbe banquet qui a eu lieu dans le vaste cirque, nommé Y Arena. Le nombre des conviés se portoit presqu'à 8000. Les tables étoient distribuées avec gour et servies avec profusion. Le spectacle d'une si brillante réunion et d'une immense foule de peuple accouru de toutes parts , présenta, comme on peut bien se l'imaginer, un coup d oeuil magnifique et imposant. La franche joie de tant de braves qui célébraient ainsi l'heureuse naissance du tîls ainé dé nos augustes souverains, éclatoit de tous cotés l'aliégiesse redoubla et avec elle les cris de 'oie, lorsque S. Exc. le comte Fontane Ili, général de Division , invita les convives à porter des toasts à la précieuse santé de LL. MM. II. et du roi de Rome. S. A. I. la princesse vice-reine qui voulut être témoin d'une joie si vive et si pure , ajouta par sa présence un nouvel éclat à cette brillante fête. L'exercice à feu fait par tous les corps de la Garde ro. yale sur la place d'armes, avoit salué l'aurore d'un si beau jour. (Journ. italien.) E M ri RE FRANÇAIS. Hambourg , 2» mars. Par une ordonnance de Mr. le Tréfet des Bouches de l'Elbe, du 12 courant, la chapelle 1If française a été transportée à l'église de St. Michel. Le service divin selon le rite catholique sera en conséquence célébré dans cette église à partir de dimanche prochain, 24 mars. Paris, 31 mars. Par une décision récente de S. M., le quai des invalides, depuis le pont de la Concorde jusqu'à ceiu» d'Ièna prendra le nom de quii de Montebelh. — La partie de la galerie souterraine qui communique du palais des Tuileries à la terrasse du coté de l'eau , et qui traverse la terrasse qui longe le palais, esr terminee. On passe, depuis hier matin,-sur cette partie de la galerie. — Les marchandises anglaises recueillies dans la ville et l'arrondissement de Lérida, et confisquées conformément au décret de S. M. I. et K., ont ete biuiees ie 9 fevrier sur la place publique de Lenia, en pr-esence des autorités civiles et militaires. _ S. jyl. a chasse hier dans la forêt de Saint-Germain. «-• Aujourd'hui , après la messe , il y a eu présentation à la cour. S. M. a en uite tenu le grand-conseil de laLégion-d'Hon-neur et un conseil privé. __ un rapporte que le jour de l'accouchement de S. M. l'Imperatrice on remit a S. Al. l'Empereur une requête adiessee au roi de Rome. L Empereur ecoit près du berceau du prince nouveau né, il lut la requête à haute voix , et ajouta avec bonté : " }^ui ne dit rien , consent. Accorde pour i 1e roi de Rome. " — Les 25 et 26 mars, plusieurs princes d'Allemagne ont haversé A an ci , se rendant a i ans. Du i avril. On mande de Ioui que le dépôt des prisonniers de guerre espagnols, érabu dans cette vme, s'evacue depuis huit jours. Ces prisonniers se rendent a Anvers, il y en est arrive 2400 pour travaille! aux furtiricatious , a la nouvelle ville et au bassin, un en a mis 800 dans uue partie des anciens barirasus de l'hôpital civil, et on assure qu'on va répartir les autres dans les magasins des "particuliers , qui en ce moment ne sont pas occupes- — On a repris depuis environ uu mois les travaux du pont d'Jéna. On croit quii sera acneve pour le rer. octobre prochain. Un a repris également les travaux de l'aie ae triomphe de l'Etoile. Du 2 avril. Le général de division Gilot, commandant de la Légion-d Honneur, est mort le 27 mars a .Nancy , où il commandoit depuis plusieurs annees la 4. division mili-' taire. —1 M. le baron de Lacuée, maître des requêtes, est passe' à Agen pour se rendre en JÊspagae , où il doit remplir les fonctions d'intendant gênerai de i'Aragon. Du 3 avril. Par décret du 25 mars, M. Buffaut a été nommé maure es comptes à la piace de M âanlot décédé. M. Laugier, professeur de t'ecole de pharmacie de Paris, a été nomme directeur adjoint de cette ecole. Extrait de la Correspondance de l'Armée du midi de l Espagne, du 16 mars. BATTAJLLE DE CHICLANA • Un corps d'armée de 16 à 18,000 hommes, dont 6 à 7«oo anglaisa débarqué à Algésiras le 28 fevrier; il se composait de 4oooangiais tirés de Cadix,et de 3000 tirés de Gibraltar;de 6000 Espagnols tirés de Cadix, et de 4000 tirés de différens points de la côte. Les Anglais et les Espagnols sortis de Cadix s'ètoient embarqués dans la baie le 21 ; ils ne purent mettre 4 1® a la volle que ie 26 ; et ^ f, f jfjrCnt à^Algésiras leur jonction av^c les groupes. 1« > mSfïi , cf. corps se porta smr Casas-Yiejas, Le prpjet de l'ennemi étoit de faire lever le siège de 'Cadix çt de prendre toutes les lignes des français à dos, tandis que tous les ouvrages devant Cadix seroient attaqués par la garnison de cette pUce et par les vaisseaux et les ca-nonieres qui menaçoient de débarquer sur tous lçs points , que JBalasteros rparchoit sur Sa ville , et qu'une insurrection -assez érleusesé clatoir dans les montagnes de Ronda et attaquoit cetre ville: ce vaste projet a entièrement échoué» Apres avoir donne ses ordres sur sa ligne, le duc de B'4-lunç forma, a Chiclana, une réserve composée de la première brigade de la division Ruffin, et de la z.e brigade de Ja division Levai, et renforça la garnison de Medina Si-Adonia, Le 4 mars , les coureurs espagnols se présentèrent dans la direction de Chiclana, Les, le corps d'armée ennemie s'avança pour s'emparer de cette ville, on il savoir qu'étoient les dépôts, les magasins et le quartier-général de l'armée. Le duc de Bell une marcha à lui avec ses deux brigades , trois escadrons de cavalerie, deux batteries d'artillerie ; environ 6qoo hommes. Tout ce qui se présenta fut culbuté. Le corps ennemi fut acculé à la mer, et par là son projet se trouva déjà manqué. Poursuivant ses succès, le duc de Bellune arriva jusqu'au bord de la mer, où il apperÇut la position importante de Barossa occupée par une brigade anglaise formant l'arriére-garde du corps d'armée. Il ordonna au général Ruffin d'eu-lever cette hauteur, qui fut emportée au pas de charge avec plusieurs pièces dé canon et des prisonniers. Il ss porta alors sur le flanc de l'ennemi vers la mer, en même temps qu'une brigade de la division Yillatte , qui, s'érant emparée de la tête de Pont de Sant-Ï'ietro, se portoit sur la tête de la colonne. Ces trois brigades de l'armée fran, çaise avoient ainsi enveloppé le corps de l'armée ennemie. Cep' ndant, reconnoissant combien sa position devenoit fâcheuse , l'ennemi se décida à faire volte-face , et il présenta quatre lignes qui parurent de 4000 hommes chacune. Aussitôt que le duc de Bellune vit que la force des ennemis étoit si considérable, et que les Anglais en formoient une grande partie, il ordonna à la brigade du général Yillattede laisser ouverts les débouchés de l'ile de Léon , et de se porter sur sa droite; et au général Ruffin, d'évacuer la hauteur et de se serrer à sa gauche, n'espérant plus envelopper l'ennemi, se bornant à établir une ligne paralelle à la mer, et contenant une division espagnole qui avoir çtc coupée, par un détachement de 1500 hommes, du gros du corps d'armée. Le général Ruffin en étoit d jà venu aux mains. Il repoussa avec la plus grande vigueur deux attaques dans lesquelles il étoit toujours un contre deux. Ayant été grièvement blessé, il resta sur la hauteur avec une centaine de soldats également blessés, et sa brigade vint joindre le duc de Bellune sur sa gauche. Des attaques successives eurent lieu sur le centre; mais routes les fois que le ennemis se présentèrent, ih furent culbutés. Constamment déjoués dans le projet de se porter sur Chiclana , contenus près de la mer , et voyant que tous leurs efforts avoient échoué , et que le champ de bataille étoit couvert de leurs morts , ils s'estimèrent heureux de profiter du mouvement qu'avoit fait le général Yillatte, et se jeter dans l'île de Léon , sans s'occuper de l'une des divisions espagnoles, qui se trouva ainsi séparée de Cadix, et qui, ayant érré toute la journée du lendemain, parvint pendant la nuit à rentrer dans l'île de Léon, le blocus n'ayant pu être rétabli sur ce point que dans la journ* e du 7. Cinq à six mille hommes des troupes impériales ont ainsi fait échouer un projet long-temps médité par l'ennemi, l'ont acculé à la mer, et l'ont forcé de rentrer dans Cadix, d'où il étoit sorti, pour la plus grande partie, huit jours auparavant. Le duc de Bellune a pris trois drapeaux , qnatre pièces de campagne , et fait 710 prisonniers. Le combat a été fort acharné. Les français ont croisé plusieurs fois la baïonnette; ils ont eu 1300 hommes tués, blessés ou faits prisonniers. ' le général Ruffin est au nomme des prisonniers. Sa blés» sure est grave; on croit cependant qu'elle n'aura pas de sui-j res dangereuses. Ce général a montré la plus grande intrépidité; son malheur n'est dû qu'à sa blessure. Le général de brigade Chaudron-Rotfsseau et le colonel Autier ont été tués. Ces officiers, très distingués par leur ( bravoure , ont péri glorieusement. On a compté sur le champ de bataille 500 ennemis I morts , parmi lesquels étoient 300 Anglais; encore assure-t-on qu'ils en avoient beaucoup enîevé. La perte de l'ennemi 11e peur s'évaluer au-dessous de 4000 hommes, c'est-à-dire au triple de la none, La moitié de cette perte au moins a e'té eprouvée par les troupes anglaises. Il est fâcheux que le duc de Dalmatie , en se portant en Estremadure, n'ait pas laissé toute l'Andalusie et ie royau» me de Grenade sous les ordres du duc de Bellune. Le 4. corps s'est trouvé indépendant, ainsi que les troupes des géii' raux Godinot et Darricau, et le duc de Bellune n'a pu disposer que des troupes dû siège pour garder son immense ligne , re-i pousser les attaques vraies ou fausses faites sur tou£ les points, et faire face au corps d'armée qu'il avoir devant lui ; et tandis que l'ennemi avoir réuni tous sés.moyens, le 4. corps et I le corps d'observation du général Godinot , c'est-à-dire plus de 25,000 hommes, ne servaient à rien dans certe ai!a 11 importante. v Balasteros avoit marché sur Sé v il le avec les débris échappés au combat de Castillegos : le général Darricau i'a chassé, poursuivi, er lui a pris une pairie de son monde. Le commandant de Ronda a repousse er dbpersé l'insurrection des montagnes. Aussitôt que le général Sebastiani a été averti de la marche du corps ennemi sur le 1. corps, il a envoyé une division sur Cadix. Le général Godinot a aursi fjir partir neuf bataillons ; mais ces renforts qui eussent été si ut-les , sont arrivés trop tard. L'ennemi, . après sa défaire , s'éroit mis en sûreté dans les murs de Cadix. Ou assure que cette affaire est une source de discussions et de mécontentement entre les Anglais et les Espagnols. (jour», de l Emp ) PROVINCES ILLÏRIEN.N ES. Gorice, 10 avril. Le 5 de ce mois, les deux premiers Bataillons du Régiment d'Infanterie légère, Uiyrien , forts de «7«o hommes, et complets en officiers et sous-officiers, sont partis de cette Ville , où ils ont ère formés , pour se rendfe à Palmanova. Ces deux Bataillons sont habillés et équipés.. Il est impossible de se faire une idee du bon esprit qui anime les braves lllyriens. Un mois a suffi p;>ur rassembler près de 4000 hommes. Sous peu de jours deux autres Bataillons seront en état de suivre la destination des premiers. La promptitude surprenante avec laquelle s'est formé ce Régiment est une nouvelle preuve de l'influence qu'exerce sur tous les esprits, le génie du Héros de la France; c'en est aussi une de l'amour que les peuples de l'Illyrie portent à leur souverain. Les différentes autorités civiles et militaires ont rivalisé de zèle pour le départ des contingens fixés par l'arrêté de Mr. le Maréchal Gouverneur Général. Il est vrai qu'elles ont éré parfaitement secondées par les hommes eux-mêmes, qui, pour la plupart, se sont présentés de bonne volonté. Les cris de Vive l'Empereur ! Vive Napol on ! se sont fait entendre depuis le point du départ jusqu'à l'Isonzo , où les deux Bataillons sont entrés sur le territoire italien. Trieste, n avril. On nous écrit de Paris que Mr. le Chevalier Schmitz , Colonel du régiment d'Illyrie, a été présenté par S. A. I. le Prince de Neuchârel, Yice-Connérable, au serment qu'il a prêté entre les mains de S. M. l'Emp-reur er ^oi le ji mars dernier. — Si Majesté l'Empereur et Roi a décidé que les bataillons des régimens croates mis en activité seront payés sur le même pied que les régiments français. Les bataillons des régiments croates mis en activité , qui sont en garnison à fiu me, Raguse et Cattato, doivent dès ce moment être payés sur ce pied. Trieste, De l'Imprimerie de Gaspard Weis. SUPPLEMENT AU TELEGRAPHE Du 17 avril 18n- A V I S. Pour la première fois. le fermier des Bains chauds de Toplitz en basse Carnïole à l'honneur de prévenir le public , qu'à commencer du ier-mai prochain , les bains seront ouverts. Pour procurer aux amateurs du bain qui ne pourroient êtte logés dans la grande maison du bain propre, des logemens convenables, on a pris les mesures nécessaires pour les pouvoir loger dans les mai-sons les plus voisines du bain. Quant à la propriété des logemens, aux lits , blanchissaget , et à une bonne nourriture, ou a pourvu à tout , et en général , à ce que les personnes qui viendront au bain socient parfaitement servies. Le tarif pour la nourriture, logement et pour le bain , est fixé à s Pour un diner avec le pain „ • - . 40 kr. un souper idem . . - • • M un pot de vin vieux et bon . - . 16 un idem idem idem . • • " • "I une tasse de café avec le pain . . 1* une chambre par jour . . . «5 un lit idem . • • « v - £ deux bains par jour . . . , . - S La lumiere par jour . . . t En outre on servira ceux qui le demanderont avec des mets et des vins extra , aux prix les plus justes. Pour l'amu sement particulier des personnes qui fréquenteront le bain , il y aura un forte - piano , un billard, et un jeu de quilles couvert. Ceux qui voudront faire une promenade dans les environs du bain , seront servis avec des chevaux et voitures aux prix les plus raisonnables. Le soussigné offre de même Ses-services comme Chirurgie en cas de nécessité , en y ajoutant qu'il y a encore deux medecins dans la ville roisine de Neustadr, qui seront prêts à se rendre aux bains sur chaque demande. Il croit én outre devoir joindre ici qu'il y aurs chaque jour de poste , c'est à dire tous les mercredi et dimanche , un messager destiné à porter et chercher les lettres àNeustadtl, et par conséquent il ne manquera rien de ce qu! sera nécessaire aux personnes du bain, pour leur commodité. Toplitz le 30 mars i8n. Français Xavier Fabiani, Chirurgien approuvé et fermier du bain. v