TELEGRAPHE OFFICIEL. Laybach, jeudi 4 mars I8I3- exterieur. POLOGNE. Lemberg , 27 janvier. On a publié ici ce qui suit ; L'angine membraneuse ou le eroup fait parmi les enfans 3e cette ville et des environs plus de ravages que jamais. Comme cette maladie est souvent méconnue dans son principe, et qu'on la prend pour une affection catharrale ordinaire accompagnée de toux , et que souvent dès le 3.e jour, si l'oa n'y apporte pas des secours nussi prompts qu'efficaces , elle devient incurable, on avertit par les présentes les parens du danger imminent où se trouvent les enfans qui en sont attaqués ; afin que s'ils voient un enfant attaqué d'un cathare accompagné de chaleur et d'une toux sonore, ils appellent sur-le-champ un médecin, et qu'en attendant ses secours , ils tiennent l'enfant dans une chaleur modérée, qu'ils lui fassent éviter tout réfroidissement, sur-tout celui que pourrait occasionner un courant d'air et des boissons froides, et qu'ils lui en fassent prendrejde tièdes et adoucissantes, telles que du gruau d'orge, un thé léger de sureau ou de guimauve. i N T ERI EUR. EMPIRE FRANÇAIS. Paris, le 20 février. S. M. a présidé hier son Conseil-d'éfat. Lettre de S. M. IEmpereur Roi au Sénat. ,, Sénateurs , ,> Nous avons jugé utile de reconnaître par des récom-„ penses éclatantes les services qui nous ont é[é rendus, „ spécialement dans cette tierniere campagne, par notre j, cousin le maréchal duc d'Elchingen. j, Nous avons pensé d'ailleurs qu'il convenait de con-„ sacrer le souvenir honorable pour nos peuples, de ces ,, grandes circonstances où nos armées nous ont donné des ,, preuves sigoale'es de leur bravoure et de leur nn-^ « oit conduite par le capitaine Brand, commandant les gren 1 liers du 1x8.e .é -,m. , vieux militaire, plein de bravoure, et dont le gé éaJ Rouget loue la conduite et finteli g^nce. MM. Marnas et Lar-jate , lieutenans , f rent h'e>. é dans cetteaction, ainsi que le lieutenant de g ndarmerie fzard , qui se trouvoit présent avec quelques gendarmes , attendant le moment de charger l'ennemi. Mais avec quelque rapi'ué q ie s'éxécutât ce mouvemen sur la gauche , il ne put être assez prompt pourque la droite contre laquelle s'é'oient portés fous ies efforts des jnsurgé- , put être secourue' et renfcn.é à t.mps. Le capitaine Mar minia < éfendit q le que temps , avec un seul peloton, contre 600 hommes, le mamelon de la munici- jlilé. Réduit 4 20 hommes, par le grand nombre de ses [jîS5és , il fut enfin obligé de céler. A l'hôpital, le lieutenant Combassire, qui n'avoit avec que des malades sans forces, les anima de son courge» et l^s'Sta quelque temps à l'enriemi; mais une con-jUSion qu'il reçut à l'épaule le contraignit également à |a retraite. Cette retraite se fît dans le plus grand ordre à travers ja ville, dont l'ennemi resta mutre une demi-heure ; mais bientôt il vit les troupes qui avoient emporté la hauteur d'Oliaigan, et enfoncé la plus forte de ses colon-„es en marche pour revenir sur lui. U jugea prudent de ne pas les attendre ; il évacua précipitamment la ville } et fit sa retraite sur Oquendo , laissant en notre pouvoir prisonniers , dont 2 officiers. Sa perte , en tués et bles-J«. , paroît avoir é:é considérable; on en a vu passer So sur la route d'Arnogoriaga seulement: Quintana, l'un des chefs , étoit du nombre des blessés. Le gé éjal Caffarelli , en rendant compte de cette affaire à S. Exc. le ministre de la guerre , l'a cité.-, avec raison , comme une de celles qui font le plus d'honneur aux troupes de S. M. ; elles s'éioient rarement trouvées , en aussi petit nombre , aux grisas avec une réunion plus considérable d'insurgés. Le lendemain de cette action , les autorités de la ville de Bilbao, que la présence des insurgés en avoit quelque tems éloignées, ont été reinstallées dans laurs fonctions. PROVINCES ILLYRIENNES. Suite des dons offerts par les communes, cantons et particuliers d'I I ïy r ie . j/ye Canton de Gorice a offert un cavai ier monté et èqui pé ; 'Le Canton de^ipach, deux cavaliers mont és et équipés ; Le Canton de Tolmino , trois cavaliers montéset équipés ; Le Canton de Parer.zo, un cavalier monté et équipé; Le Canton de Bogduino, un cavalier monté et équipé; La Commune de Villach , deux cavaliers montes et équipés ; M. D lanzo Commissaire général de police à Trieste, un cheval équipé. A'r}té qui accerde une gratification in cas reprise d'un condamné aux fers ou à la détention qui se serait échappé de prison. Paris /« 18 ventose an Xll. Le Gouvernement de la République, sur le rapport du Ministre de Tinter eur. Arrête ce qui suit : Aet. 1. En cas de reprise d'un condamné aux fers ou à la détention, évaoé d'une prison, il sera allo é, en gratification, à tout individu qui aura arrêté et amer,,é ce condamné, cent francs s'il est repris hors des murs dela ville et cinquante francs s'il est repris dans la ville. Art. 2. Tout gendarme ou tout citoyen qui , ayant re pris un condamné aux fers ou à 1 a détention, «va- é d'une prison, n'aura pu l'y reconduire, mais qui l'aura remi, aux autorité, compétentes , pour être provisoirement dé tenu, devra faire parvenir au Ministre de l'intérieur un procès-verbal , certifié par qui de droit , constatant l'ar restation , l'interrogation et la détention du condamné. Snr ce procés-verbal, qui sera ensuite adressé à la préfece ture du département d'où le condamné se sera eva é, la gratification accordé; par l'art, i.er sera payée immédiatement, en vertu d'un mandat du préfet, sur les fonds affectés aux dépenses imprévues. ART. 3. Le grand-juge, ministre de la justice, et le ministre de l'intérieur sont chargés , chacun en ce qui le concerne, de l'éxécution du présent arrêté, qui sera inséré au bulletin des lois. Pour copie conforme , Le Procureur-général-impérial Desclau. VARIÉTÉS. HISTOIRE NATURELLE. Observations sur le sol de Laybach et de ses environs. Art. 2.e. Dans notre premier article, inséré dans la feuille du 1« février , nous avons examiné la plaine placée entre Laybach et le cours actuel de la Save; observons maintenant celle placée au Sud , traversée par la rivière de la Laybach et qui s'étend jusqu'à la source de cette rivière à Oberlaybach. Cette plaine ne présente pas plus un sol franc que la première. Elle est aussi remarquable par les débris de végétaux qu'elle renferme, que l'autre par ses débris minéraux. Dans la plupart des endroits où l'on plonge la sonde , et où l'on fait des fouilles, on trouve jusqu'à la profondeur de 20 ou 30 pieds (environ 8 mètres) un limon plus ou moins solide, mêlé à une tourbe plus ou moins grossière et qui renf rme des débris d'arbres et de plantes plus ou moins altérés. On peut conjecturer que les débris de plantes qui composent ce sol ont appartenu pour la plupart à des espèces qui croissent dans les lieux humides, ou même dans l'eau. Les plaintes vivantes qui couvrent uns grande partie de ce sol sont des espèces propres a ix lieux marécageux ; tels l'Hippuris, YUtriculoria, l'Ejuisetum, les Junci, les xym. phea , h Menianthes , l'Arundo-phragmites etc. On a trouvé à diverses reprises des bois noircis qu'on a reconnu pour des troncs de chêne uercus robur) , et qui ont été utilement employés dans la marquéterie. Parmi les plantes marécageuses, qui couvrent ce sol, se trouvent cependant un grand nombre d'espèces étrangères aux marais, dont les semences descendent des collines environnantes, ou sont apportées par deux petites rivières qui se versent dans la Laybach . La Laybach elle, même est remplie de plantes aquatiques, caractère de« rivières dont le cours est peu rapide et trés-régulier. Cette rivière, qui ne se couvre jamais de glaces dans un pays où l'hyver est long et rigoureux, doit donner matière à des observations neuves str la nature des plantes qoi l'habitent. Elle conserve une température indépendante du cl-mat, et pourroit bien offrir une végétation différente de tous les fleuves placés à la même latitude. Monsieur le baron de Zoïs a trouvé, à différentes profondeurs, du fer phosphaté, dans des couches argilleuses qui alternoient avec des couches de tourbe. Il en possède les échantillons. Cette découverte curieuse fait sentir combien des fouilles dans ce sol offriraient d'observations in- tressantes. Le fer phosphaté qu'on y a trouvé ne pcur-rpit-il point y faire présumer l'existence de débris animaux , surtout si l'on songe que cette substance nese trouve point dans les collines argillcuses qui environnent ce bassin ? Ces terrains qui contieanent une si grande quantité de substances propres à ia végétation, sont entièrement perdus pour l'agriculture, à cause des inondation, auxquelles ils sont sujets pendant 5 ou 6 mois de l'année. En automne les pluies > à la fin de l'hyver la fonte des neiges augmentent ces eaux. Le terrain sans pente sensible , est sans écoulement rapide. L'eau adone le temps de détremper toutes les ferres , d'énerver les racines, de rendre la terre végétale trop compacte et d'empêcher sa combinaison avec l'air. Toute cette surface n'offre en général que d^s pâturages sur lesquels l'action du soleil n'est point assez permanente pour y fixer le feu de la végétation. Cepen-dant quelques parties offrent une recolte de foin abondante 3 une portion même contient des taillis d'une belle crue. La saison des chaleurs change ces eaux en un brouillard épais qui empêche l'action salutaire du soleil pendant les premières heures du jour: le plus grand inconvénient de ce brouillard est sans doute de retarder l'évaporation des eaux. En effet, sans ce brouillard humide, la durée de la stagnation des eaux seroit moindre peut-être de 1a moitié. Telles sont sans doute les causes de cet atmosphère essianique qui entoure quelquefois Laybach , pendant quelques heures des plus beaux jours, et qui prive si souvent ce pays du magnifique spectacle de l'aurore. Cette plaine est entourée d'une chaîne de montagnes argilleuses; et son bassin est d'une forme irrégulière. La seule ouverture de ce bassin est l'hiatus qui se trouve entre la colline sur laquelle est Ja forteresse de Laybach et celle au pied de laquelle est Uwterm Thurm , qui sert maintenant de caserne. C'est donc dans cet espace que la Laybach a du prendre son cours pour se jeter dans la Save. Elle a pu promener son cours dans toute la large ur de cette scissure, et a du être arrêtée à l'Est par la colline sur laquelle est bâtie le fort , parcequ'clle renferme des masses quartzeuses qui lui offroient une îéwstance plus considérable. Mais cette scissure a-t-elle toujours existé ? ou a-t-elle été en partie formée par l'écoulement des eaux de la Laybach ? * Si l'on v«ut se reporter par la pensé.* aux temps oît cette plaine n'étoit pas remplie de débris de végétaux, et qu'on puisse supposer que la scissure dont nous venons de parler n'ait pas toujours existé , on sera peut-être conduit ■k penser que cette plaine a du être un lac avant d'être un marais. Ce lac devoit avoir près de 10 miriamètr'es de tour,- il étoit de la classe de ceux qui reçoivent et émettent des eaux courantes. Son histoire sèroit la même que celle du lac Copaïs en Béotie,. décrit par Strabon et Pau-sanias, dont les anguilles étoient si célèbres dans l'antiquité, et qui maintenant n'offre qu'un triste marais dan s lequel se perd le Céphisas. - II y auroif , je pense, une manière de tésoudre ce pro-blê me géologique , et la botanique en a les moyens. Si e!le nous assuroit que les débris véeétau* nnï c* # t^K œwrr^ comparée leur Répare-t-e11- ici L Ï/ botanique, ront aussi riches en observations sor I L„e véL'Ll „ , -z r v:ndue ,,e tpmpm„n, tt "-ullurc > brace aux bienfaits du sou-briard leurs fiées 1,71 N°"S "t"" '« Cé'éal" élever l/e rilm,,in.t les hyJrochari- an (ul ril i L T™5",' " est pas ®'°'Sné où la plaine placée au nonf eT" ' t" » 'ichesse celle /ui est placée au nord, et ou nous pourrons dire: ..... SteriliSque dih paia s , aptaque remis Vtem** urbes ulit et grave sentit araxrum. Hojut. B. Trieste , le i mars 1813. Etat des bàtimens entrés et sortis, du 16 au 28 février 1813, ENTRÉS. Qualité Poulacres Trebacoli Parenze Pieleghi Brazzere Bragozzi Batteaux -1 1 1 13 S* 2 26 66 z 10 5 11 o H 1 1 5 23 32 7 27 Lieu d'où ils viennent 96 Zerbi, Ancone , Venise, Kovigno , Parenzo , Capo d'stria Duino. N ature des Chargemen». 8 O .R T I S. Qualité. Navier . , Poulacres. Brik . . Parenze. Pieleghi Brazzere Bragozzi Batteaux . c ej i Italien» "0 0. KJ Z rr 0' H Leur destination I I Tripoli , 2 - 2 Venise , 4 4 Ancone , 1 2 3 6 Parenzo , 11 ? 20 Umago , iJ 37 Re vigno, 3 4 7 Capo d'Istria 22 13 35 Duiao, H 28 m ! Nature des charge mens -c c ce JE C LAYBACH, de l'Impbimerie bi "'vernîmens«